Parti de Gauche du Finistère

  • Augmenter taille texte
  • Taille normale
  • Diminuer taille texte
Accueil



Tout près de la croisette, le yacht de Madoff

Envoyer Imprimer PDF


Reportage Libération du 16.05.09

Samedi, une trentaine de militants du Front de gauche ont rebaptisé le bateau du financier américain à l'origine d'une colossale escroquerie.

De notre envoyé spécial à Cannes, Guillaume Launay

Samedi après midi, à une poignée de kilomètres de la croisette, le yatch de Bernard Madoff.

Samedi après midi, à une poignée de kilomètres de la croisette, le yatch de Bernard Madoff.
AFP

«C'est pas mal de faire voir l'envers du décor», résume Gérard Piel, élu régional communiste et conseiller municipal d'Antibes. Une trentaine de militants du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) ont réalisé samedi une «opération coup de poing symbolique» sur une jetée du port Gallice à Juan-les-Pins, à quelques kilomètres de la Croisette.

Leur cible, le yacht de Bernard Madoff, ancré ici, et sous le coup d'une saisie conservatoire à la demande d'une des victimes de l'escroquerie montée par le financier américain.

«Ce bateau, c'est le symbole du mépris d'une certaine classe de riches pour la crise sociale et pour l'environnement, dénonce Corinne Morel-Darleux, candidate du Front de gauche aux européennes dans le Sud-Est. La planète n'est pas un terrain de jeu pour les plus riches.»

Arrivés devant le yacht, sous le regard amusé des occupants du bateau voisin, le petit groupe envoie un des siens dresser banderoles -«on ne paiera pas pour les escrocs»- et autocollants au-dessus du nom du bateau «Bull», immatriculé à George Town, îles Caïmans. Le yacht est rebaptisé par les manifestants «Pwofitasyon», reprenant le mot utilisé par le mouvement social guadeloupéen pour désigner les profits abusifs.

Sur le ponton, Gérard Piel détaille sa proposition d'instaurer au niveau européen une «taxe sur le tonnage des yachts dans les pays méditerranéens», au niveau européen. Après l'opération, il revient sur le festival: «On n'y est pas opposé mais on souhaiterait que les retombées soient mieux réparties. Ici, on est confronté au travail précaire ou au noir. Si on s'éloigne de quelques mètres de la Croisette, la réalité est très différente.» En repartant, le groupe fait une dernière pause manif, en passant devant un bateau baptisé «Bling bling».

 

ELECTRIQUE

Envoyer Imprimer PDF

Tiré de http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=677

 Pendant que je parlais à Figeac, devant cette salle de 500 personnes dont j’ai parlé hier, se nouait au parlement européen le vote sur la libéralisation de l’énergie. Ce vote portait sur le 3ème paquet de directives sur la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz. Ces directives, on le devine, visent à renforcer la libre concurrence et à achever la libéralisation du secteur. Que sait faire d’autre l’Union Européenne ? Au cas précis il s’agissait d’accélérer le démantèlement des entreprises intégrées de service public, chiennes galeuses accusées de fausser la concurrence. Le vote a eu lieu. Sans surprise, EDF et GDF vont devoir séparer plus fortement leurs activités de production, de fourniture (services de distribution, en contact avec le client) et de transport (les lignes, les gazoducs etc). Bien sûr cette cette désintégration ouvre la voie à une privatisation rampante des réseaux et de la distribution. C’est d’ailleurs commencé avant même le vote. Maintenant c’est la loi. On connait l’enchainement. Tout va se faire par des filialisations et des externalisations au profit du privé. Adieu l’égalité devant le service public. Adieu les investissements de long terme dans le réseau. Voici enfin l’ère de la modernité. Cela veut dire que ce qui marchait bien pour tous va complètement dysfonctionner, que tout vaudra plus cher et que tout finira dans un scandale à l’occasion duquel on rappellera l’État pour réparer des dégâts inouïs! Les rapaces vont encore se goinfrer et les gens souffrir. C’est justement ce que dénonce actuellement le mouvement des agents des services de distribution d’EDF et GDF nommés dorénavant ERDF et GRDF en application des règles de dépeçage. Certes, sous la pression des États, le compromis final voté par le Parlement européen n’impose certes plus une séparation patrimoniale totale et obligatoire entre les activités de production et celles de transport. Si cela avait été fait cela aurait valu une privatisation directe. Mais il impose une séparation accrue. Comme d’habitude, des petits pas toujours dans la même direction. Jusqu’à la prochaine fois. En pleine campagne européenne ça vaut la peine de savoir qui a voté comment. Surtout que les intéressés ne vont pas s’en vanter. En effet, le PPE et le PSE ont massivement voté pour (187 voix du PSE pour, 2 contre, 2 abstentions !).La majorité de la GUE et des Verts ont voté contre. Les socialistes français ont brillé. Illisibles comme un de leur meeting. La majorité a voté pour comme l’ensemble du PSE. Et parmi ceux-ci Françoise Castex, Vincent Peillon, Stéphane Le Foll, Pervenche Bérès, Jean-Louis Cottigny, Béatrice Patrie, Bernard Poignant, Catherine Trautmann. Benoît Hamon et Harlem Désir se sont abstenus. Kader Arif et Henri Weber n’ont pas pris part au vote. Seules Marie-Noelle Lienemann et Anne Ferreira ont voté contre. Dites merci. Vous auriez pu aller le dire au meeting de lancement de campagne du PS a Toulouse le 24 avril.

 

 

Comment est-il possible qu’une telle information nous soit passée totalement inaperçue ? Une recherche via Google Actualité nous livre la réponse : voyez vous-même, aucun grand média français n’en a parlé ! Voilà ainsi comment les citoyens sont informés en pleine campagne électorale. Les "socialistes" français voteraient donc main dans la main avec les UMPistes au Parlement européen ? Et ils prétendent vouloir changer l’Europe ?


Cette collusion serait manifeste d’après L’Observatoire de l’Europe, qui annonce la prochaine parution d’une étude explosive, dans une brève en date du 3 mai : "L’étude à venir porte sur l’année 2008 et fait apparaître que le groupe du PPE-DE, majoritaire, qui rassemble les partis de centre-droit en Europe (dont l’UMP pour la France) et le groupe PSE (socialistes) ont voté dans le même sens sur 97% des votes par appel nominal (rapports, résolutions) examinés par le Parlement européen. Un score digne de la Douma de l’ex Union soviétique. Sur 535 votes par appel nominal (votes électroniques, les seuls qui soient enregistrés et donc traçables) les groupes PPE et PSE n’ont voté différemment que dans 18 cas. Et sur ces 18 votes par appel nominal où ils ont divergé, ça n’était pas forcément pour s’opposer puisque l’un des deux groupes à choisi l’abstention 8 fois. C’est à dire que droite et gauche au Parlement européen ne se sont opposées que dans 10 cas sur 535 votes. Sur ces dix votes qui les ont vus s’opposer, un seul était un texte de nature législative. La convergence des votes du PPE et du PSE exprimées en pourcentages est donc de 97%."

 



Signalons que L’Observatoire de l’Europe est dirigé par Christophe Beaudouin, qui n’est autre que le conseiller pour les affaires européennes de Philippe de Villiers. Est-ce à dire qu’il ne faudrait pas prendre en compte les informations qu’il délivre, si elles s’avèrent exactes ? Attendons la parution de l’étude en question pour trancher. Quoi qu’il en soit, le vote "socialiste" en faveur du 3e Paquet énergie est bien une réalité. Comme la trahison des mêmes dans la félonie du Traité de Lisbonne. Qui veut voter PS aux européennes ?



 

 

Agenda

Pas d'événements

A la Une

Front de Gauche

Front de Gauche

Dernier numéro de Vie de Gauche